Aller au contenu
Retour aux articles

Garder la trace d'une décision client

Garder la trace d'une décision client
Méthode
#décisions
#validation
#traçabilité
6 min de lecture L'équipe Kolinea

« On préfère le B. » Le client l'a dit au téléphone, ou dans un message écrit en vitesse entre deux rendez-vous. Deux mois plus tard, personne ne retrouve ni la date, ni la formulation exacte, ni même qui l'a dit. La décision a été prise, elle a simplement disparu. Voici pourquoi cela arrive, ce qu'une trace utile contient, et jusqu'où elle vous protège.

Pourquoi l'e-mail et WhatsApp perdent les décisions

Ces outils sont faits pour converser, pas pour décider.

La décision est enterrée dans un message qui parle d'autre chose. « Ok pour le B, sinon je passe demain » contient une décision et une information de planning. Aucun des deux ne ressort ensuite d'une recherche.

Personne n'est chargé de la traiter. Le client écrit à un interlocuteur, qui la lit au mauvais moment, la note ailleurs ou l'oublie. Quand plusieurs personnes suivent le dossier, chacune croit qu'une autre l'a reportée.

Le contexte manque. « Le B » renvoie à une question posée trois messages plus tôt, dans un autre fil. Sortie de son contexte, la réponse ne prouve pas grand-chose.

Les échanges sont éparpillés. Une partie par e-mail, une partie par SMS, une partie de vive voix. Retrouver après coup qui a validé quoi demande de fouiller plusieurs boîtes.

Ce que contient une trace de décision utile

Une trace se juge le jour où quelqu'un la conteste. Elle doit alors répondre à quatre questions.

  1. Quoi ? La question posée et la réponse retenue, dans des termes qui se comprennent sans le reste de la conversation. « Option B : parquet chêne huilé, référence du devis » vaut mieux que « le B ».
  2. Qui ? Le nom de la personne qui décide. Dans un couple ou entre associés, qui devait donner son accord, et qui l'a donné.
  3. Quand ? La date et l'heure, enregistrées au moment du choix et non reconstituées ensuite.
  4. Sur quoi ? Le document ou le devis auquel la décision se rapporte, dans la version qui existait ce jour-là. Un devis modifié après coup ne doit pas rendre la décision illisible.

À cela s'ajoute une qualité moins visible : la trace ne doit pas pouvoir être réécrite. Une décision corrigée par la suite doit laisser voir la correction, pas remplacer l'original.

Comment demander une décision pour qu'elle soit exploitable

La qualité de la trace dépend de la question.

  • Posez une question fermée, avec des options numérotées : deux ou trois choix, pas une discussion ouverte.
  • Présentez les options avec ce qui différencie : le prix, le délai, une photo. Le client choisit en connaissance de cause.
  • Donnez une échéance et dites pourquoi. « Avant vendredi, pour que la commande parte » : une date sans raison passe après le reste.
  • Désignez qui répond. Si deux personnes doivent décider, dites-le.
  • Confirmez. Une fois la décision prise, redites-la en une phrase : c'est la version qui fait foi.

Validation simple ou signature électronique qualifiée

Ce point est souvent confondu. Ce ne sont pas les mêmes outils, et ils ne répondent pas au même besoin.

Une validation simple enregistre qu'une personne identifiée a dit oui à un objet précis, à une date précise. Elle suffit pour la très grande majorité des décisions d'un dossier : un choix de finition, un avenant sans enjeu majeur, l'approbation d'un plan ou d'un compte rendu. C'est une preuve de bonne foi, datée, qui évite les malentendus.

Une signature électronique qualifiée est un dispositif à part, encadré, qui passe par un prestataire et un parcours d'identification plus lourd. On y recourt quand le document l'exige ou quand l'enjeu justifie une valeur de preuve renforcée. Pour savoir si c'est votre cas, référez-vous aux règles de votre profession et, en cas de doute, à un juriste : ce n'est pas une question qu'on tranche par un outil de suivi.

Kolinea ne propose pas de signature électronique qualifiée. Son bon pour accord est une validation simple : le destinataire accepte ou refuse avec motif, et l'acceptation est horodatée avec son identité et l'objet exact qu'il a accepté. Si un document exige une signature qualifiée, celle-ci se fait dans un outil dédié, et la trace de l'échange autour reste dans le dossier.

Comment garder la trace dans la durée

Quelques habitudes valent mieux que n'importe quel outil.

  • Un seul endroit pour les décisions. Si la moitié passe par SMS, vous devrez fouiller les deux.
  • Une décision par publication. Ne mêlez pas trois sujets dans un message.
  • Relisez le dossier à chaque jalon. C'est le moment de repérer une décision restée sans réponse.
  • Conservez l'ensemble à la fin. Un dossier clos, consultable par les deux parties, sert aussi bien au client qu'à vous.

Avec Kolinea

Kolinea traite « on préfère le B » comme une donnée. La décision à choix propose deux à six options, en texte ou en image, à un ou plusieurs destinataires ; la réponse est horodatée. Le bon pour accord sert pour ce qui demande un oui ou un non explicite sur un objet ou un document : il enregistre la date, l'heure, l'identité et l'objet accepté, sans modification possible ensuite. Chaque demande a un destinataire, un statut et une échéance, avec des rappels automatiques.

Le client y accède par un lien, sans compte. Une fois le dossier clos, il reste en lecture seule et consultable par les deux parties, même sur le plan Gratuit ; si le professionnel supprime son espace, chacun est prévenu 30 jours avant et peut télécharger son archive.

Le professionnel seul émet un bon pour accord, mais les deux parties peuvent poser une décision à choix. Pour voir ces éléments dans un dossier réel, partez d'une page métier comme celle des constructeurs de maisons ou des avocats, dont le bouton ouvre le dossier d'exemple. Pour ouvrir le vôtre, rendez-vous sur l'accueil.

Votre métier n’est pas dans la liste ?

Nous préparons une page dédiée et vous prévenons par e-mail dès qu’elle est en ligne

Métier
Votre e-mail

Votre adresse ne sert qu’à vous prévenir quand la page sera en ligne. Elle sera effacée 48 heures après l’envoi de ce message, ou au bout d’un an si la page n’a pas été créée d’ici là.